
Titre : Rêves de train
Auteur : Denis Johnson
Édition : Christian Bourgeois
Titre original : Train Dreams
Traducteur : Brice Matthieussent
Parution : Le 7 mai 2026
Nombre de pages : 144
Au début du xxe siècle, Robert Grainier, un journalier passionné, travaille à la construction des chemins de fer dans l’immensité sauvage de l’Ouest américain. Avec ses camarades ouvriers, il s’affronte aux montagnes et lutte d’arrache-pied pour aider à la construction des lignes de train qui, très vite, parcourront le pays. C’est un combat de l’homme contre la nature au cours duquel, parfois, on peut perdre la vie. Mais ce n’est pas le seul combat que mène Robert Grainier : ébranlé par la mort de sa femme et de sa fille dans un incendie, il tente aussi de donner un sens à un monde qui en a perdu tandis qu’autour de lui, l’Amérique connaît des années décisives qui transformeront profondément son identité.
Véritable épopée en miniature, Rêves de train est aussi une sarabande effrénée où l’on croise un Chinois funambule, L’Homme le plus Gros du monde, Elvis Presley et son train privé, quelques escrocs et moribonds, une fille-louve, qui font osciller le roman entre fable et mythe, nature et modernité.
Mon billet composté, je monte dans le train… Mon front collé à la vitre, j’observe le paysage défiler sous mes yeux… Des forêts majestueuses… Des monts et des vallées verdoyantes… Des cours d’eau sauvages… La lenteur de ce voyage m’est douce…
Soudain à travers les Chhhhhh… pschhhht ! Et les Clac-clac, clac-clac ! Le chant du loup…
Traversée du grand Ouest Américain… Des ponts… Des tunnels… Toujours tout droit… Toujours plus vite… Sans se soucier de ce qu’il y a devant nous… De ce qui était là avant nous… Canyons, montagnes, fleuves et forêts… Ces forêts peuplées d’arbres qui perdent la vie pour construire les traverses du chemin de fer…
“C’était seulement quand on le laissait tranquille qu’un arbre pouvait vous traiter en ami. Mais dès qu’une lame l’entaillait, la guerre commençait.”
Robert Grainier gagne sa vie en abattant des arbres… Ce n’est pas sa guerre, pourtant il y participe, à ce combat éternel entre la Nature et l’humain… Jusqu’à la perte de sa femme et sa fille dans un incendie de forêts… Puis viennent le deuil, la solitude, la reconstruction… Robert est comme la forêt qui continue à vivre après les cendres.
Une secousse contre mon épaule me tire de ma rêverie… « Dis! Tu t’es endormi… » Nous regardons le film tiré du livre… Il est différent, il y a moins d’authenticité et plus d’amour… Nous aimons l’ambiance qui s’en dégage… Les couleurs des paysages… La voix off lisant des extraits du livre…
Une nouvelle lecture commune de la 🦦et de 🐻 avec @restons_sous_la_couette ❤️
Ma note : 08 / 10
Lecture terminée le 27 septembre 2026