Rêves de train

Mon billet composté, je monte dans le train… Mon front collé à la vitre, j’observe le paysage défiler sous mes yeux… Des forêts majestueuses… Des monts et des vallées verdoyantes… Des cours d’eau sauvages… La lenteur de ce voyage m’est douce…

Soudain à travers les Chhhhhh… pschhhht ! Et les Clac-clac, clac-clac ! Le chant du loup…

Traversée du grand Ouest Américain… Des ponts… Des tunnels… Toujours tout droit… Toujours plus vite… Sans se soucier de ce qu’il y a devant nous… De ce qui était là avant nous… Canyons, montagnes, fleuves et forêts… Ces forêts peuplées d’arbres qui perdent la vie pour construire les traverses du chemin de fer…

“C’était seulement quand on le laissait tranquille qu’un arbre pouvait vous traiter en ami. Mais dès qu’une lame l’entaillait, la guerre commençait.”

Robert Grainier gagne sa vie en abattant des arbres… Ce n’est pas sa guerre, pourtant il y participe, à ce combat éternel entre la Nature et l’humain… Jusqu’à la perte de sa femme et sa fille dans un incendie de forêts… Puis viennent le deuil, la solitude, la reconstruction… Robert est comme la forêt qui continue à vivre après les cendres.

Une secousse contre mon épaule me tire de ma rêverie… « Dis! Tu t’es endormi… » Nous regardons le film tiré du livre… Il est différent, il y a moins d’authenticité et plus d’amour… Nous aimons l’ambiance qui s’en dégage… Les couleurs des paysages… La voix off lisant des extraits du livre…

Une nouvelle lecture commune de la 🦦et de 🐻 avec @restons_sous_la_couette ❤️

Lecture terminée le 27 septembre 2026


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