
Titre : Je m’appelle Koja
Auteur : Berdibek Sokpakbaïev
Édition : Transboréal
Titre original : Менің атым Қожа. Повестер
Traducteur : Yves Gauthier
Parution : Le 11 avril 2025
Nombre de pages : 200
« Je m’appelle Koja » s’inscrit dans une tradition littéraire universelle : la quête de liberté d’un enfant plein de malice. Ce héros kazakh de la période soviétique fait les quatre cents coups, s’initie au braconnage, tombe amoureux et fugue bien sûr… Sa soif d’émancipation est démesurée, à l’image des steppes de l’Asie centrale qu’il parcourt à cheval. Rien ne semble pouvoir mettre fin à ses bêtises, sinon ses talents de poète qui prennent la forme d’un roman d’apprentissage dont le vrai héros est peut-être la nature sauvage. « Je m’appelle Koja » nous initie à une civilisation ancestrale en nous mettant dans les pas d’un enfant qui cherche sa place.
Il s’appelle Koja…
Et en l’écoutant, j’ai eu l’impression de partir loin — quelque part du côté des steppes, là où l’horizon s’enfuit… Là où vivent les livres…
Avec Je m’appelle Koja, j’ai retrouvé ce plaisir de lecture simple et précieux, qui m’a immédiatement fait penser à Tom Sawyer et Huckleberry Finn : les bêtises, les élans, les règles qu’on contourne, les premières émotions aussi. Une amourette, des maladresses, et cette envie d’exister pleinement.
Tout passe par la voix de Koja. C’est lui qui raconte, avec une spontanéité désarmante. Il doute, exagère, se rêve poète, écrivain… et c’est justement ce qui le rend aussi attachant. Son regard sur le monde est encore en construction, plein d’innocence mais déjà traversé par une vraie sensibilité.
Et puis il y a tout ce qui l’entoure. Les paysages, la vie quotidienne, les relations… C’est toute une culture kazakhe qui se dévoile au fil du récit, sans jamais être expliquée de façon appuyée. Elle est là, vivante, dans les gestes, dans les mots, dans le rythme même du livre.
Un roman lumineux, porté par une voix d’enfant qu’on suit avec un vrai plaisir.
J’ai adoré.
Ma note : 09 / 10
Lecture terminée le 16 janvier 2026