Carnets Indigènes

J’avance dans tes pas. Mon regard virevolte entre la terre sous nos pieds, les arbres qui nous entourent, le ciel au-dessus de nos têtes… et toi qui me guides.
La forêt… la Nature… la rivière que l’on entend chanter près de nous… Autant d’éléments qui font partie de toi. Sauvage… Femme-Nature… Nymphe…

Chacun notre tour, nous nous sommes promenés à travers les pages de ce livre, à travers la forêt slovaque que Nous découvrons à travers les mots de Sveto. Cette lecture nous a rappelé Le Chant des forêts. On y retrouve cette même immersion sensible, faite d’affûts silencieux, de ciels baignés de lune, de souffles retenus dans l’attente… et soudain, le brame qui déchire la nuit. Une manière d’entrer en dialogue avec le vivant, de percevoir la forêt non plus comme un décor, mais comme une présence.

Au fil des pages, le regard s’affine, l’écoute s’ouvre… Les arbres se distinguent par le dessin de leurs feuilles, les oiseaux par leurs chants et leurs couleurs. La marche devient apprentissage, presque initiation. On avance lentement, attentif au vivant, dans une forme de présence au monde.

Ce livre est une rencontre entre deux êtres… mais aussi une invitation plus vaste. Une invitation à « accueillir l’instant pour ce qu’il est et se laisser surprendre par sa spontanéité », à suivre les méandres comme une rivière libre. Il nous murmure qu’il y a là une mission essentielle : « Libérer la Terre, voilà de quoi il est question. »
Une Nature douce et sauvage… Une Nature à protéger, à aimer, à libérer…

Lecture terminée le 2 avril 2026


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