La femme de l’Alaska

Voici ma dernière lecture du mois de janvier pour le challenge de Camille et de Valérie #1mois1paysenlivres et mon excursion en Alaska. Après Grizzly, ce fut un réel plaisir de retrouver la plume de James Oliver Curwood.

Je l’ai dévoré ce roman, j’ai vraiment beaucoup aimé. Je trouve que pour un roman publié pour la première fois en 1923, il est vraiment très moderne. C’est un roman qui mélange intelligemment les genres de l’aventure, de la romance et du thriller, et vous pouvez ajouté à cela la fibre écologique. Ce fut réellement un plaisir cette lecture.

Déjà, concernant l’Alaska, j’ai découvert de nouveaux paysages, la toundra, les grands espaces, cet état des USA à part m’intrigue beaucoup, j’espère avoir la chance un jour d’y aller. James Oliver Curwood explique aussi dans son roman comment cet état loin de tout et surtout du pouvoir politique essaye grâce à ses hommes et ses femmes, les Alaskiens, de préserver la terre et la nature.

La relation entre Mary Standish et Alan Holt a énormément résonné en moi. C’est une romance douce, sincère, sans chichi mais avec beaucoup de non-dits, cela passe par les gestes et les regards, je suis complètement charmé par ces deux là et par la complicité qui s’installe entre eux.

Le côté aventure vient apporter du rythme au roman, il n’y a pas de temps morts et les pages s’enchaînent avec envie et plaisir. Le final est grandiose. Bref, vous l’aurez compris, j’ai tout aimé dans ce roman, je suis très content de l’avoir lu.

Pour les oiseaux, c’était l’heure d’aller se coucher mais le ciel rougeoyait encore. Il était 9 heures à sa montre et les fleurs répondaient toujours à la chaleur des rayons solaires. Et les gens d’en bas – les habitants des États du Sud – appelaient cela une terre gelée, un enfer de glace au bout du monde, un endroit où survivent les plus forts ! Eh bien l’ignorance et la stupidité avaient traversé les âges depuis la nuit des temps, mais malgré tout les hommes s’étaient autoproclamés créatures supérieures en intelligence et en savoir. C’était à la fois drôle et tragique.

Aucun d’eux n’éprouvait la moindre honte, le moindre regret. À partir de l’instant où ils avaient franchi la barrière des conventions dressée devant eux, ils avaient ressenti une immense joie, peut-être même une sensation de victoire, mais aucun sentiment de déshonneur, ni même d’embarras. Ils n’avaient aucune envie de jeter un voile sur leur bonheur, ni de cacher à l’autre les battements de leur coeur. C’était arrivé et ils étaient heureux.

– J’ai beaucoup réfléchi aujourd’hui, dit-elle. J’ai eu le temps car vous m’avez laissée toute seule. J’ai pensé à vous. Et… c’était un bonheur merveilleux.
– Quant à moi, j’étais… au paradis.
– Vous ne me trouvez pas méchante ?
– Je pourrais plus facilement croire que le soleil ne se lèvera plus jamais.
– Même si j’ai été peu féminine ?
– Vous correspondez à mon rêve de la féminité.
– Pourtant, je vous ai suivi… Je me suis jetée sur vous.
– C’est pour cela que je remercie Dieu, lança-t-il avec dévotion.
– Et je vous ai dit que je vous aimais… Vous m’avez prie dans vos bras, vous m’avez embrassée…
– Oui.
– Et maintenant je marche ma main dans la vôtre…
– Et je continuerai à le faire, si je peux tenir.

Lecture terminée le 21 janvier 2024


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