La promesse

Voilà un roman qui à la base ne me tentait pas plus que cela. Je suis de moins en moins attiré par les romans policiers. Mais, déjà, je l’ai sélectionné pour le challenge #defiunhiverauchalet et en plus Elodie me l’a bien vendu en septembre. J’ai vraiment bien fait de le sortir de ma PAL, car c’est une bonne surprise. Ce n’était pas prévu, mais il rentre parfaitement dans le thème de janvier du Challenge Gallmeister.

Alors, effectivement il s’agit d’un roman policier. Mais pour le coup, sa construction est hyper originale. J’ai commencé ma lecture en ne comprenant pas vraiment où j’étais, mais l’auteur de manière très intelligente nous amène là où il le souhaite et j’ai été embarqué dans cette histoire. Les chapitres courts aidant, je l’ai lu en quelques heures.

Concernant l’enquête, rien de très original au départ mais pour le coup rien d’évident, j’ai vraiment eu l’impression d’être dans le même merdier que la police. Après, il y a le commissaire Matthias, pour le coup, c’est typiquement le genre de flic que j’apprécie. Complètement hanté par ce crime horrible, il devient un traqueur que rien ni personne ne pourra arrêter… Et cela pour tenir sa promesse.

Et que dire de l’ambiance de ce roman, c’est juste incroyablement bien écrit. C’est un roman Suisse qui se déroule dans les années 80/90 il me semble, rien n’est précisé à ce sujet. Il se passe dans un canton rural, cette ruralité hyper présente donne une ambiance pesante. De plus, la météo décrite, le vent, la pluie, la gadoue, les chemins inondés, en quelques lignes Friedrich Dürrenmatt nous impose une atmosphère sombre et pesante qui ne nous lâche pas tout au long de notre lecture.

Il parait que ce roman est un classique du genre, un incontournable… Et bien je confirme. Quelle bonne idée de la part de Gallmeister de le remettre sur le devant de la scène littéraire en proposant une nouvelle traduction.

Lecture terminée le 13 janvier 2024


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