Ourse Bleue

Je rêve.
Mes pas… Non, mes pattes m’amènent près de la rivière. Je me penche au-dessus de l’eau. Vois mon reflet. Un ours, je suis un ours… Un peu surpris, un peu paniqué, je regarde autour de moi. Un arbre, un arbre majestueux, beaucoup de branches et de ramifications.
Soudain, ça gronde… Un vacarme assourdissant… L’eau arrive. L’eau submerge tout.
Je me mets à courir sans m’arrêter, sans me retourner… Je grimpe, toujours plus haut. Enfin, je m’arrête, j’observe… Plus d’arbre… Plus de rivière… Seulement une étendue d’eau…
Dans le ciel, une corneille croasse « c’était l’arbre des Domind’s ».

Les Eeyou, ou Cris de la baie James, sont un peuple autochtone du nord du Québec dont le territoire traditionnel, Eeyou Istchee, s’étend autour de la baie James et de la baie d’Hudson. Leur culture est profondément liée à la forêt boréale, à la chasse, à la pêche et au piégeage, ainsi qu’à une relation spirituelle et respectueuse avec le territoire.

En ce moment je suis particulièrement attiré par les romans et les récits mettant en lumière les Premières Nations et leurs cultures. Ici, dans Ourse bleue, j’ai découvert les Eeyou, un peuple Cri.

Victoria suit les traces de son clan et avec elle nous découvrons une culture ancestrale, un lien psychique avec la terre et les animaux.
Une fois encore, on se rend compte des maux du peuple autochtone, des maux causés par les blancs. Pourtant, aucune accusation, aucune colère dans ce roman. Un constat, de la résilience, une croyance absolue dans les liens du sang et envers la Terre.

J’ai suivi la « fille du pont » dans son voyage, à travers ses rêves, à la découverte de ses dons, de son clan et de son animal totem, l’Ourse Bleue.

Lu pour le thème de juillet du défi organisé par @jelisautochtone

Lecture terminée le 30 juillet 2026


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