
Titre : Les enfants loups
Autrice : Vera Buck
Édition : Gallmeister
Titre original : Wolfskinder
Traducteur : Brice Germain
Parution : Le 22 août 2024
Nombre de pages : 480
Dans les montagnes, au cœur des forêts où rôdent encore les loups, se niche le hameau de Jakobsleiter. La vie y est rude et la nature impitoyable. Surtout pour la jeune Rebekka qui rêve de s’enfuir très loin. Puis, un jour, Rebekka disparaît. Elle n’est pas la première jeune femme engloutie par cette région hostile. S’agit-il d’accidents ou de meurtres en série ? Pour Smilla, stagiaire au journal local, une chose est certaine : sa meilleure amie, disparue il y a dix ans, a bien été enlevée. Pour découvrir la vérité elle est prête à tout, quitte à faire voler en éclats les sombres secrets enfouis au plus profond des montagnes.
Mystérieux et inquiétant, Les Enfants loups est un thriller implacable dans une nature sauvage et authentique.
Wolf, Fenrir, le loup, animal mystérieux, animal de légende, dans ce roman, les enfants m’ont nommé Freigeist. Je parcours les forêts de hauts sapins, les gorges et les monts qui m’entourent, tout comme le lecteur parcours les pages de ce livre. Cette histoire dont je suis le témoin est un thriller ayant un côté angoissant. La nature, la montagne et ses forêts sombres participent à une atmosphère lourde et mystérieuse. Elle donne au lecteur cette sensation d’être en permanence dans une brume épaisse.
Les enfants, mes protégés – ou est-ce eux qui me protègent ? – sont pris en étau entre passé, religion et modernisme. Les adultes, la nature, les règles et les légendes pèsent sur leurs jeunes épaules. Et c’est eux qui disparaissent dans cette montagne.
Cette histoire qui vous est contée et dont je fais partie est envoutante et pleine de tension. Comme les pièces d’un puzzle, les chapitres s’imbriquent les uns dans les autres pour construire un thriller singulier, captivant qui n’est pas sans rappeler les contes et légendes des frères Grimm.
Ici, dans la montagne, on sent tous le même savon. Celui qui peut s’imprégner dans le sol sans l’empoisonner. En ville , on appelle ça un produit biodégradable. Mais chez nous, tout est biodégradable, et je ne vois pas pourquoi on devrait se laver avec autre chose. Avec quelque chose de toxique.
Une pensée absurde, presque incompréhensible pour un adulte. Mais dans les yeux d’un enfant, qui fait des rails avec de simples bâtons et entend le train passer dessus, elle prend un triste sens. Il faut surveiller ce genre de sentiments chez un enfant, je le sais mieux que personne.
Nos étés sont courts, là-haut, à Jakobsleiter, et celui-ci touche à sa fin. La forêt est sous la neige plus de cinq mois sur douze, et les journées comme celles-ci sont rares. Il faut en profiter.
C’est toujours différent de recevoir un cadeau que de devoir le prendre soi-même. Quand on le prend soi-même, ça chatouille dans le ventre. Mais quand on le reçoit, ça chatouille le coeur.
Ma note : 10 / 10
Lecture terminée le 30 juillet 2024
wow!! 102Sa préférée
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