La voie

Les doutes, la tristesse, la douleur – cétait ça l’intérêt. Sans les doutes, sans la tristesse, sans la douleur, atteindre le sommet ne signifiait rien.

Le voici enfin, là entre mes mains, le nouveau roman de Gabriel Tallent… Un peu d’hésitation et d’apréhension je dois avouer. My Absolute Darling fut pour moi une lecture merveilleuse qui fait partie de celle qui m’ont marquée en tant que lecteur. Peur de le comparer, peur d’être déçu, peur aussi du thème, l’escalade… Je n’y connais rien moi à ce sport… J’ai surmonté tous ces sentiments, j’ai ouvert le livre, et tout comme Tamma et Dan, je suis parti à l’ascension de La Voie.

Mais elle n’est pas vraiment fille-fille, tu vois. C’est une petite Viking de treize ans avec l’âme d’un beatnik et des mains d’orang-outang qui joue les Madame Doubtfire.

Ce roman, c’est avant tout Tamma, difficile de ne pas penser à Turtle quand on découvre cette jeune femme. Ce roman, c’est aussi Dan, son meilleur ami, un jeune homme qui comme moi pense beaucoup trop. Ce roman, c’est une ode à l’amitié, celle qui dépasse les différences sociales, celle qui dépasse les silences, celle qui n’a pas besoin de mots, celle qui malgré le voie choisie est et restera. Ce roman, c’est comme une paroi d’escalade, il y a plusieurs voies pour arriver au sommet, il y a le crux, la plus difficile et il y a les autres, toutes mènent au sommet.

Ne t’inquiète pas
L’échec, c’est juste
Un premier rendez-vous un peu gênant
Avec la réussite.

Choisir sa voie, croire en ses rêves, faire des erreurs, se tromper de chemin, prendre du recul, observer, avoir confiance… Voilà ce que veut nous dire Gabriel Tallent… La vie n’est qu’une succession de voies, certaines sont bonnes pour nous, d’autres non, elles sont devant nous, celle qu’on va emprunter résulte d’un choix… Que se serait-il passé si un autre choix aurait été fait ? En ce qui me concerne j’ai choisi la voie que je souhaite emprunter et même s’il y a des passages difficiles, c’est celle qui me convient, j’y crois et je sais que j’atteindrais le sommet.

Le monde était une paroi vertigineuse et périlleuse, théâtre de nos mouvements précaires et malhabiles, et c’était un immense privilège d’avoir simplement l’occasion d’essayer. Elle songea, C’est possible d’avancer, ce n’est pas une voie facile mais cette voie est là, quelque part, et putain, je vais la trouver.

Lecture terminée le 1er février 2026


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