Ici ça va

La lumière est tamisée, près d’elle des carrés de chocolats, une bougie qui sent bon, elle est assise dans son fauteuil orange et elle lit ce livre. Moi, enveloppé de draps blanc, dans un lit qui n’est pas le mien, l’esprit apaisé par les mots de Thomas Vinau, lisant le même livre qu’elle.

Je ferme les yeux… Les sensations reviennent, ma petite main au creux de la sienne caleuse, les odeurs de terre, de bois et de fumée. Je le revois avec son sourire bienveillant, sa casquette et sa veste bleues, dans son autre main, il tire une branche. Il était comme ça mon grand-père, un homme foncièrement gentil et doux… Nous marchons le long de son champ.

Je porte un collier de perles noires et invisibles autour de mon cou. Le collier de ceux qui gardent leurs absents à l’intérieur. Nous sommes nombreux à le porter.

Lire Ici ça va, c’est plonger à la recherche de ses souvenirs, c’est se servir de son passé, de ce qu’il y a dans la malle au fond de la cabane pour se comprendre, se construire et avancer vers un lieu, un moment et une personne afin de pouvoir dire « ici ça va ! ». Lire Ici ça va, c’est continuer à marcher le long du chemin vers cette vie imaginée, rêvée, projetée et découvrir qu’on a eu raison d’y croire.

La confiance ne se déclame pas. Il faut l’apprendre. Tout doucement. Il faut que quelqu’un d’autre vous l’apprenne. À grands coups de demains et de câlins.

Je la regarde compter ses pas pour définir où nous allons planter nos arbres. Il y en a 7 à planter, tous différents, chacun le nôtre et un pour les absents. Nous sommes dans ce champs, celui qu’ont longeaient avec mon grand-père, celui dont j’ai hérité. J’attrape la pelle et commence à creuser. J’entends un rire derrière moi. Elle se moque de moi, elle aime mes maladresses, et moi j’aime mes imperfections. Une fois les arbres plantés, elle me prend la main, je lui souris et ensemble nous prenons le chemin de notre cabane.

Nous nous sommes endormis comme ça. Bien au chaud dans nos projets. Avec demain comme couverture.

Lire et relire Ici ça va, m’a fait du bien, ça calme mon esprit qui peut être tourmenté et me permet d’avancer sur le chemin de la vie. Merci Thomas Vinau pour cela, c’est précieux.

Nous avons lu ce livre à l’automne 2024 avec Camille et je l’ai relu aujourd’hui pour écrire ma chronique.

Lecture terminée le 8 octobre 2024


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