La cabane dans les arbres

Quand on cherche un enfant disparu, une lampe n’éclaire jamais assez.

Vera Buck une fois de plus nous parle des violences faites aux enfants. Son nouveau roman est oppressant et captivant. Elle tisse magnifiquement une toile de mystères, d’indices et de doutes. Il est naturel lorsqu’on lit des thrillers d’essayer de découvrir qui est le coupable et de comprendre avant d’arriver aux derniers chapitres, nous sommes des lecteurs-détectives. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Vera Buck m’a complètement baladé, j’ai eu des certitudes, pourtant les fausses pistes qu’elle sème tout le long de son roman m’ont fait douter jusqu’à penser complètement à autre chose.

La forêt garde tout, même les secrets que l’on croit oubliés.

Une cabane dans les arbres, une forêt en Suède, une Nature sauvage, vaste profondément nordique avec une ambiance presque mystique, voici le décor imaginé par Vera Buck pour cette histoire. La forêt, personnage important, source de repos, de bonheur et de bien-être peut devenir sombre, mystérieuse, sinistre voir effrayante. Vera Buck a vraiment un talent pour installer ses intrigues dans une nature à double visage.

La plupart de mes histoires se déroulent dans des univers fantastiques. Elles comprennent toutes sortes d’êtres et de créatures que j’invente avec Fynn, et beaucoup de noirceur. Pas de monde idyllique comme ici. Ce sont des univers auxquels seuls les enfants ont accès et qui excluent les adultes, ce degré de fantaisie leur ayant échappé depuis longtemps.

Je ne sais pas si le degré de fantaisie des univers fantastiques décrit par Henrik m’a échappé, mais ce qui est certain, c’est que cette lecture m’a vraiment angoissé et que lorsque je vais en forêt avec mon fils, je le garde bien à l’oeil. Vera Buck, après Les enfants loups, offre un roman encore plus troublant et oppressant.

Lecture terminée le 21 septembre 2025


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