Va où la rivière te porte

Se laisser porter par la rivière… Quel beau mantra… On se laisse porter par les flots, par l’eau qui contourne avec force et espoir les difficultés et les obstacles, rien n’arrête cette eau fraîche, mouvante et lumineuse parcourant montagnes, forêts et vergers en propageant la vie. Rien ne l’arrête… Pourtant si, la cupidité et la bêtise des hommes sous un prétexte de modernisation, en sont capable. Un barrage et voilà que la sauvage et vivifiante Gunnison se transforme en un lac doux et plat.

Soyons prévenus, il y aura toujours une rivière, si ce n’est plus la Gunisson qui porte la vie, l’histoire, les rêves, les espoirs et les amours de Victoria, ce sera la North Folk ou une autre.

Shelley Read, nous offre un magnifique roman qui parle de l’Amérique Profonde, de ces terres et de ces gens loin du pouvoir, pourtant le subissant de plein fouet. Être un étranger, amérindien ou noir, même être une femme, dans une petite ville du Colorado est une épreuve de vie.

Torie qui va (re) devenir Victoria, a subit cette condition, devoir rester à sa place, obéir coûte que coûte à l’homme, le père, le frère, ne pas être libre de ses choix, de sa vie… Pourtant, portée par un Amour merveilleux, par une force intérieure, par beaucoup de résilience et par la rivière, elle va traverser cette vie avec détermination.

Ce roman est comme une pêche bien mûre que l’on croque, son sucre et sa fraîcheur se répandent en nous, et y laisse un joli bonheur.

Lecture terminée le 1er juillet 2025


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