Vövöl


« Femme ! »
Qui me parle ?

V… il nous fallait un V… Pourtant, au départ, tu n’étais pas tentée de me suivre. Et finalement, nous y sommes allés… à la découverte de ce texte, de ce conte, de ce souvenir du premier souffle, du premier Amour… Impossible… Oh, que mon âme a vibré, que mes larmes ont coulé… Te souviens-tu, Camille ?

Vövöl… Oh, comme je m’en souviens, Anthony ! Ma rencontre avec la plume de Cournut ne m’a pas simplement touchée par sa fluide beauté, elle m’a lacéré le cœur, m’emmenant aux origines du monde… à la création du monde, quand l’Amour est né et, dès lors… fut interdit.

Un poisson, une coquille… un lynx, un hibou… une loutre, un ours… Camille, tu le sais, ce magnifique poème, ces métamorphoses, cet Amour réciproque ont eu raison de ma sensibilité… Je me suis vue esprit… mélancolique, chimérique, mystique, sauvage…

Durant la lecture de ce poème, Anthony, je te le redis, tous mes sens ont fusionné. Le dialogue amoureux entre les deux esprits m’a immergée dans l’Amour immuable, celui qui prend forme en toutes matières, qui est permanent dans l’écoulement du temps.

« L’esprit se love au creux de mon crâne – et nous restons longtemps comme ça, à nous sentir l’un contre l’autre dans le noir. »

Camille, plus que les mots de Bérengère Cournut, c’est la sensation, les émotions ressenties, les picotements au milieu de ma poitrine qui se sont logés au creux de mon crâne et au plus profond de mon cœur.

Oui, je m’en souviens. Et je m’en souviendrai longtemps de Vövöl, comme les marées le sont pour la plage. Si les mots s’effaceront, son goût iodé, sa sensation enveloppante et sa sonorité onirique resteront.

(…)

Une nouvelle lecture commune pour La Loutre et l’Ours.

Lecture terminée le 18 septembre 2024


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