
Titre : Rambo
Auteur : David Morrell
Édition : Gallmeister
Titre original : First Blood
Traducteur : Éric Diacon
Parution : Le 6 juin 2013
Nombre de pages : 272
Lorsqu’un jeune vagabond trouble l’ordre de sa petite ville, le shérif Teasle n’hésite pas à l’expulser au terme d’un interrogatoire musclé. Sauf qu’il est tombé sur un vétéran du Vietnam qui ne compte pas se laisser faire. S’engage alors un duel sans merci, une chasse à l’homme mortelle à travers les forêts, les montagnes et les grottes du Kentucky. La police du comté, celle de l’État et les forces d’élite appelées en renfort ne seront pas de trop pour traquer l’ancien soldat que l’armée a transformé en une machine à survivre et à tuer.
Des millions de spectateurs ont découvert la légende de John Rambo à l’écran. Il leur reste à se plonger dans ce roman au final surprenant et impossible à lâcher. Un livre précédemment publié sous le titre Premier Sang.
Lecture et chroniques communes avec Camille. Nous avons lu ce livre dans le cadre du Challenge Gallmeister et le thème du mois de juin « Les premiers seront les derniers ».
Rambo…??? Le gars hyper musclé aux cheveux longs dégoulinant sous la pluie ?! Lui ?! Il y a un livre ???
Rambo… Pour moi c’est un vieux film de guerre avec Stallone qui ne m’a jamais attiré… Je ne savais même pas que c’était tiré d’un livre…
… et pourtant ! Quel livre ! En trois mots : Violent – Audacieux – Addictif
Un tango tout en force qui démontre tout le côté obscur de l’après-guerre, quand l’horreur continue et que le reste du monde regarde ailleurs !
Et pour le coup… Quelle surprise… Complètement addictif… Un duo/duel entre deux hommes traumatisés par leurs guerres respectives… Une guerre qui se joue dans leurs têtes et au pays…
…dans ma tête aussi c’était conflictuel, adorer ma lecture alors que les morts tombent comme des mouches, que toutes les décisions de nos personnages sont insensées, et qu’humainement ce récit est ce que l’Homme fait de pire…
Des décisions insensées… Ou construites à cause du système… Imaginer que le seul choix qui paraît possible à un jeune ayant vécu une enfance violente et difficile… C’est l’engagement… Servir un pays qui crée des machines à tuer… À obéir aveuglément…
Rambo est bel et bien une “machine” à tuer, je me suis pourtant attachée à lui, j’ai pris plaisir à suivre sa cavale dans les bois, plus sa situation devenait compliquée plus je l’encourageais et le félicitais de son savoir immense sur la “survie” dans la Nature et ses tactiques de “commando” assimilées pendant ses entraînements à l’armée et sur le terrain au Vietnam…
C’est là toute la force de ce roman… Moi aussi je me suis attaché à Rambo… Et aussi surprenant que cela puisse être… Je me suis même attaché à Teasle… Fier vétéran et médaillé… Chez lui les blessures sont moins visibles, pourtant il subit également son expérience de la guerre et de la perte de ses “frères” d’armes…
Morrell conclura mieux que Camille ou moi :
“Rambo. Compliqué, préoccupé, obsessionnel, trop souvent incompris. Si vous avez entendu parler de lui et que vous ne l’avez pas encore rencontré, il est sur le point de vous surprendre.”
Il nous a surpris ! Et en bien !
Vous ?!
Ma note : 10 / 10
Lecture terminée le 18 juillet 2024