Le temps du voyage

Ce petit livre m’a été prêté et chaudement recommandé par Camille. J’ai profité de ce mois de février et du challenge #lemoisdeshistoirescourtes pour le lire.

Voyager, c’est « prendre le temps » d’être ailleurs.

Alors, tout d’abord, il faut savoir que je ne suis jamais parti en voyage, à l’étranger tout du moins. Car oui, on peut voyager également dans notre beau pays. En France, j’ai fais quelques balades, et effectivement il est agréable de prendre son temps pendant celles-ci. Prendre son temps pour faire une photo, pour écouter ce qui nous entoure, pour s’émerveiller de ce que nous avons devant les yeux, pour se prendre dans les bras et profiter, pour se chanter une chanson… Bref, prendre le temps lorsque l’on marche fait du bien. Pour en revenir aux voyages, je n’en ai donc pas fait, mais j’ai le projet d’en faire plusieurs avec Elle, un road trip aux US, la Loire à vélo, aller voir les aurores boréales, aller voir les amis québécois… Ce petit livre, je l’ai donc apprécié par son côté « conseils ».

Patrick Manoukian, lui est un voyageur et ce qu’il veut nous faire comprendre à travers son témoignage, c’est qu’un voyage, ce n’est pas qu’un départ et une arrivée, ce n’est pas un trajet bien défini qu’il faut suivre… En tout cas, ce n’est pas comme cela que nous pourrions l’apprécier réellement. Un voyage, c’est des imprévus, c’est des étapes, c’est des rencontres, c’est prendre son temps. Oui, prendre le temps d’apprécier chacun des moments qui s’offrent à nous.

Penser à un voyage, c’est trop souvent l’envisager comme un tout fini, c’est-à-dire incluant le retour. Or quand un périple à une fin prévue, déterminée, que ce soit un lieu d’arrivée ou une date de retour, les étapes ne sont plus que de simples degrés dans la progression du voyageur vers cette fin.

Pendant un voyage, Patrick Manoukian nous explique que la nonchalance est également importante et ne pas avoir de but cela aide. Avec toujours, cette idée de prendre son temps, de laisser les paysages, les gens, les imprévus venir vers nous. J’ai aimé quand il dit qu’il est important de se poser dans un sofa ou dans un hamac, de faire le vide et de juste regarder ce qui nous entoure.

Pour voyager heureux, il faut voyager surpris, c’est-à-dire ne pas avoir de but pour saisir, à chaque instant, l’occasion d’une halte imprévue

Voilà donc un petit livre que j’ai apprécié, mieux qu’un « Guide du routard », c’est lui qu’il faut mettre dans son sac avant de partir. Mes envies de voyages sont encore plus présentes en moi. J’ai envie de faire des rencontres, de m’assoir à côté (et non en face) de personnes qui me raconteraient leurs vies… Ou la Vie… Encore une fois, merci beaucoup Camille, grâce à toi j’ouvre les yeux, j’apprends et je découvre plein de choses. Maintenant, il n’y a plus qu’à préparer un sac à dos et à partir… Quelle direction ? Les États-Unis ? Tu m’accompagnes ?

Nous promenons tous avec nous notre propre monde en bandoulière, et nos émotions ne sont catalysées que par nos propres sentiments, pensées et habitudes.

C’est qu’il importe peu que nous ne voyions pas de la même façon le paysage identique que nous regardons. L’essentiel est de le regarder ensemble.

Chaque voyageur doit inventer son voyage, comme chaque individu doit inventer sa vie. Mais, ce faisant, il interprète ce qu’il voit à travers des prismes qui lui sont personnels : sa culture, ses souvenirs, ses attentes, ses émotions. Le vrai voyageur qui, rappelons-le, ne devrait idéalement assigner ni but, ni terme précis à son voyage, promènerait donc avec lui sa propre vision du monde alors qu’il a justement pour ambition de le découvrir.

Lecture terminée le 24 février 2024


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